CHRONIQUE
100% TROPHÉES
Par ANDRÉ BEAUDRY*
*L’auteur est mesureur officiel pour B&C, P&Y, NBBC et Trophée Québec.
Le kiosque de 100% CHASSE PÊCHE au salon Plein Air Chasse Pêche et Camping de Québec l’an dernier.
Les expositions, les salons de chasse et pêche et les clubs de record
Si vous avez déjà visité un salon de chasse et pêche, vous connaissez la routine, payer le prix d’entrée pour ensuite circuler à l’intérieur afin de regarder et d’admirer les différents kiosques. Certains vont vous renseigner sur différents sujets, d’autres tenteront de vous vendre différents produits qui ont un certain rapport avec le domaine de la chasse et de la pêche. En ce qui me concerne ce sont toujours les kiosques qui exposent des orignaux ou des cerfs trophées qui attirent mon attention plus que d’autres et qui agissent sur moi comme une sorte d’aimant. Pour ma part, année après année je planifie toujours d’aller faire un tour dans ces différents salons, c’est en quelque sorte pour moi un genre de rituel afin de découvrir les dernières nouveautés. Je me suis alors posé la question à savoir depuis combien de temps ces salons ou expositions existent, et comment le tout avait débuté.
D’où est parti cet intérêt. Peu de gens savent que c’est la Reine Elizabeth 1 qui au seizième siècle avait mandaté une expédition dans le but de récolter différents grands gibiers sur plusieurs continents afin d’éduquer et de renseigner la population sur l’existence de ces différentes espèces, par le biais d’expositions pour les générations futures. Theodore Roosevelt fit de même à la fin du 18e siècle afin de rapatrier plusieurs spécimens pour garnir les musés Smithsonians aux É.-U. Je veux ici mentionner que la reine Elizabeth 1, que l’on surnommait à cette époque la Reine vierge, a laissé sa marque car à cette époque on avait nommé un des premiers États aux É.-U. à son honneur, soit la Virginie.
Plus d’un siècle plus tard soit en 1887, avait lieu à Londres la première exposition connue qui contenait des gibiers récoltés par des sportsman Anglais et Américains. La même année en Amérique, Théodore Roosevelt voyant que les populations de bison diminuaient rapidement, fondait le renommé club Boone and Crockett (B&C) en l’honneur de deux fameux coureurs des bois soit Daniel Boone et Davy Crockett. Ce club à but non lucratif qui est à l’origine des premières lois et règlements concernant les périodes de chasse sportive a vu le jour dans un but bien évident de conservation.
Première exposition connue s’étant déroulée à Londres en 1887 et contenant des gibiers récoltés par des chasseurs anglais et américains.
C’est en 1895 au Madison Square Garden de New-York qu’a eu lieu la première exposition de grands gibiers récoltés en sol nord-américain. Lors de ce salon ont eu lieu les premières mesures un peu primitives de gibiers trophées, mesurage basé à l’époque d’un livre publié en 1892 par Rowland Ward. Puis en 1906 B&C publiera à son tour son premier ouvrage, soit un petit livre démontrant le fonctionnement revu par le club qui diffère quelque peu du livre publié quelques années plus tôt par Monsieur Ward. Ce seront les premiers pas du système de mesurage qui aujourd’hui est reconnu mondialement. Système qui est considéré comme le Saint-Graal dans le domaine de la chasse aux grands gibiers nord-américains.
La première exposition de grands gibiers d’Amérique du Nord s’est tenue au Madison Square Garden de New York en 1895.
En 1906, le B&C a publié son premier manuel de mesure, un petit guide détaillant le nouveau système de pointage adopté par le club.
Au fils du temps il y a bien eu de nombreuses expositions ici et là en Amérique, mais en ce qui nous concerne ici au Québec, c’est au mois de novembre 1946, à Québec même, qu’a eu lieu le premier rassemblement de sportsman et de propriétaires de clubs et territoires privés. Ainsi est née la FédéCP. Dans les années qui suivent et jusqu’à nos jours un nombre incroyable d’expositions et de salons ont lieu chaque année partout en Amérique du Nord. Les salons sont maintenant conçus de façon à rejoindre le plus de gens possible sous un même toit, soit le monde de la chasse, de la pêche, du caravaning, du bateau et de la pourvoirie. En ce qui me concerne, il y a une chose qui ne changera jamais, un gibier trophée mis en valeur dans un kiosque réussira toujours à attirer mon attention. Notre époque étant maintenant devenu une ère de consommation, nous sommes loin de l’époque où ces salons avaient pour but de promouvoir la santé des cheptels de grands gibiers, autre temps autre mœurs.
Un gibier trophée mis en valeur dans un kiosque réussira toujours à attirer l’attention de l’auteur.
Vous avez des questions concernant le mesurage de trophées (orignal, chevreuil, ours, caribou)?
Écrivez-moi à : beaudrybuck@hotmail.com et je me ferai un plaisir d’y répondre dans une prochaine édition.