GUIDE DE PÊCHE

Par Patrick Therrien

Une grise trophée d’environ 17,5 lb capturée au lac Memphrémagog.

RÉTROSPECTIVE 2025

Le guide de pêche Patrick Therrien dresse le bilan de sa saison et en profite pour présenter les leurres et les techniques qui ont le mieux fonctionné en 2025.

L’année 2025 étant désormais derrière nous, j’aime profiter de cette période pour prendre du recul et faire le bilan de ma saison. Chaque année, je me fixe des objectifs clairs. Augmenter le nombre de captures, explorer de nouveaux secteurs, tester de nouvelles approches. Même si je n’ai pas pu concrétiser tout ce que j’avais prévu en matière de prospection et d’innovation, je dresse un bilan très positif de ma saison de guidage. De façon générale, nous avons capturé plus de poissons, et ça, les clients l’apprécient.

Malgré un mois d’août plus calme en termes de sorties, ce qui est normal compte tenu de la façon dont je construis mon horaire, j’ai enregistré davantage de journées guidées que les années précédentes. Et ce, malgré le contexte économique et le nombre grandissant de guides. Chaque saison a ses particularités, ses défis et ses ajustements. 2025 n’a pas fait exception.

Le facteur qui influence le plus le comportement des poissons demeure la météo. Encore une fois, elle a dicté le rythme de ma saison. Plus que tout, c’est mon expérience et ma capacité d’adaptation face à ces conditions changeantes qui m’ont permis de tirer mon épingle du jeu.

Pré-saison au lac Champlain

Comme à l’habitude, j’ai profité des opportunités de pêche hâtives offertes par le lac Champlain, côté américain. Chaque année, ce moment est très attendu. La première sortie de la saison vient toujours avec son lot d’excitation. En plus de me permettre de pêcher avec des amis, chose rare en pleine saison de guidage, ces sorties servent surtout à valider l’équipement. Préparer sa saison, c’est essentiel. La valider sur l’eau, c’est indispensable.

Avec un hiver qui s’éternisait, des vents du nord quasi constants et une température d’eau uniforme entre les plateaux et le bassin principal, les attentes étaient modestes. Malgré tout, les résultats ont été au rendez-vous. La ligne plombée équipée d’un Yo-Zuri Crystal Minnow couleur éperlan a été très efficace en eau claire, tandis qu’en eau teintée, le Crystal Minnow Deep Diver Hot Tiger s’est démarqué. L’utilisation de leurres légèrement plus petits qu’à l’habitude a probablement fait la différence.

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L’auteur avec une belle grise du lac Champlain leurrée en début de saison (A). Pour cette pêche de début de saison, il aime bien les poissons nageurs Yo-Zuri Crystal Minnow couleur éperlan (B). Lorsque l’eau est très brouillée, l’auteur aime bien utiliser le Yo-Zuri Crystal Minnow Deep Diver Hot Tiger (C).

Lorsque la température de l’eau a commencé à monter et que les conditions se sont améliorées, l’action s’est intensifiée. L’an dernier, j’avais intégré avec succès l’utilisation d’un flasher-fly au downrigger. Cette année, j’ai voulu pousser l’expérimentation avec un mini Spin Doctor derrière un Slide Diver. Même avec peu de temps d’utilisation, les avantages sont clairs, surtout lorsqu’il est nécessaire d’éloigner les lignes du bateau. Dans un montage à plusieurs cannes, ce type d’équipement devient une excellente option de transition entre les downriggers et les cannes montées sur side-planers.

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Une mouche spéciale avec hameçon triple derrière un mini Spin Doctor (A), celui-ci devancé d’un Slide Diver (B), fut un montage très efficace pour déjouer les grises du Champlain en début de saison.

Entre deux cours de sonar-GPS, cette présaison au Champlain a été, encore une fois, extrêmement plaisante.

Ouverture au lac Memphrémagog

Le vendredi 25 avril marquait l’ouverture officielle de la pêche aux salmonidés au Québec. Partout dans la province, des milliers de pêcheurs mettaient leurs embarcations à l’eau.

Contrairement à l’année précédente, où l’ouverture coïncidait avec la pleine lune (moins favorable), les conditions semblaient idéales en 2025 (nouvelle lune). J’étais motivé, convaincu que la saison démarrerait en force. Un détail est toutefois venu compliquer les choses : la fraye de l’éperlan. En raison d’un printemps tardif, celle-ci s’est produite juste avant l’ouverture. Résultat : des truites gavées, peu actives et difficiles à faire réagir.

Dans ce contexte, la clé était d’imiter le plus fidèlement possible l’éperlan. Les leurres souples reproduisant sa forme et sa couleur, travaillés lentement, se sont avérés redoutablement efficaces. Après la tempête de neige du 27 avril, la pêche s’est rapidement améliorée et plusieurs approches ont recommencé à produire.

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Belle grise leurrée durant une tempête de neige le 27 avril dernier (A) à l’aide d’un leurre de plastique à l’apparence d’un éperlan (B).

Kiamika

Ceux qui suivent mes récits le savent, le réservoir Kiamika occupe une place spéciale pour moi. Malgré deux saisons précédentes plus difficiles, je suis arrivé sur place le 7 mai avec le même enthousiasme. L’objectif était clair: battre mon record personnel de ouananiche de 13,7 lb.

En 2024, nous avions capturé de nombreuses petites ouananiches. Toutefois, en 2025, elles avaient pris du poids. La classe d’âge avait évolué, offrant des poissons de grosseur nettement plus respectable, et beaucoup plus intéressants à combattre.

La pêche a été particulièrement productive durant la première semaine. Habituellement, le «peak» d’activité culmine autour de la fraye de l’éperlan, mais une période de chaleur intense durant cette période a freiné l’activité. Quant au trophée tant recherché, nous avons eu notre chance le 14 mai, mais nous l’avons échappé. Ça fait partie du jeu. Si les poissons de plus de 10 lb étaient faciles à prendre, ils seraient beaucoup plus fréquents dans les statistiques.

Une  superbe ouananiche capturée au réservoir Kiamika dans les Hautes-Laurentides par des clients de l’auteur. Un endroit réputé pour les gros saumons d’eau douce.

Pour les pêcheurs sportifs, la pêche à la traîne de la ouananiche à la canne à mouche est une des plus excitantes. Au Kiamika, le décor magnifique et le confort offert par la Pourvoirie Cécaurel viennent compléter l’expérience.

Un chalet confortable de la pourvoirie Cécaurel.

Une saison d’alose hors du commun

2025 restera gravée comme ma meilleure saison d’alose à vie. Les concentrations de poissons étaient impressionnantes, du jamais vu pour moi. Habituellement, une trentaine d’aloses par jour avec deux ou trois pêcheurs est une excellente moyenne. Cette année, les chiffres ont explosé.

Des journées à 70 ou 80 poissons étaient courantes, et plusieurs sorties ont dépassé les 100 captures, avec un record à 141 aloses. Le combat de ce poisson, comparable à celui d’un salmonidé en fort courant, est tout simplement addictif. Pour ceux qui n’ont jamais essayé, c’est une pêche à découvrir absolument.

Concernant les leurres pour l’alose, on pêche bien sûr avec des dart jigs. J’utilise différentes couleurs en fonction de la luminosité et la turbidité de l’eau. C’est comme pour le saumon atlantique, ces poissons-là ne se nourrissent pas vraiment quand ils montent pour frayer. C’est bon de jouer avec les couleurs et trouver celles qui les font plus réagir.

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L’année 2025 a été exceptionnelle en termes de nombre de captures d’alose selon l’auteur (A). Le combat en eau vive avec une alose est sans pareil et se compare avantageusement avec celui offert par un salmonidé (B). Les dart jigs de différentes couleurs sont bien sûr les leurres les plus populaires et efficaces pour cette espèce migratrice (C).

Retour au Memphrémagog

Après une semaine et demie intense sur l’alose, retour au Memphrémagog. Le mois de juin y est reconnu comme étant LA meilleure période pour la ouananiche et la truite arc-en-ciel. Grâce à ses grandes profondeurs, le lac se réchauffe plus lentement, ce qui permet de prolonger efficacement l’utilisation de canne à mouche en combinaison avec différents types de soies calantes.

Malgré une météo instable, la première semaine a été excellente. Il n’était pas rare de capturer entre 6 et 10 ouananiches par jour. Fait intéressant, ce sont les montages au downrigger avec flasher-fly qui ont fonctionné, même en eau très claire. Logiquement, on aurait cru qu’une présentation plus subtile avec les cannes à mouche et des streamers aurait été la meilleure option dans ces conditions. Ça prouve une fois de plus qu’il faut parfois laisser de côté la logique théorique. Comme j’ai souvent entendu de nos voisins Américains : « let the fish tell you what they want. »

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En juin au Memphrémagog, l’auteur a découvert que la présentation du montage d’un flasher-fly (A) derrière un downrigger, était d’une efficacité redoutable pour la ouananiche (B). Une autre mouche très efficace pour la ouananiche en juin (C).

La deuxième moitié de juin a été plus exigeante. Poissons dispersés, conditions changeantes, nécessité de repartir à zéro presque chaque jour. Pendant que plusieurs abandonnaient ou se rabattaient sur la truite grise, j’ai persisté. Les efforts ont payé.

Pleine lune de juillet

Ayant une formule qui priorise les meilleures opportunités de pêche selon la saison, je mets mon service de guide au Memphrémagog sur pause pour un court moment en juillet afin de profiter de la pleine lune, une excellente période pour la pêche au maskinongé.

Dès l’ouverture à la mi-juin, les adeptes de cette pêche ont compris que ce ne serait pas une saison facile, du moins pour la première partie. Avec une météo en montagnes russes, une eau plus haute et plus froide que la normale et des herbiers peu présents dans les secteurs clés, les maskinongés étaient difficiles à localiser. Les patterns habituels ne fonctionnaient pas, les poissons étant beaucoup plus dispersés. Malgré tout je considère m’en être sorti assez bien compte tenu des conditions, ce fut une semaine plus difficile que je ne l’aurais souhaité.

Question leurres en début de saison, je préfère utiliser des petits bucktails de type flueted blade (palette cannelée) en début de saison. Même si plus tard, quand l’eau s’est réchauffée, j’aime davantage ceux avec une jupe en tinsel, au début je préfère ceux en poils de chevreuil. Parfois, un modèle doté d’une palette mince de type «feuille de saule» (comme le Windels Harasser), récupéré rapidement, s’avère très productif en eau claire, surtout lorsque la température de l’eau atteint le seuil préférentiel du maskinongé. Sinon, si l’eau est plus froide (et ou aussi en eau teintée), je préfère le fuleted blade récupéré plus lentement (Lil’Eagle Tail). L’idée c’est de pêcher plus petit en début de saison. Les musky se nourrissent très peu l’hiver, probablement qu’il est plus facile pour eux de se nourrir de plus petites proies en début de saison. 

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Beau maskinongé capturé en juillet avec un petit bucktail (A). Le Lil’Eagle Tail (B) et le Windels Harasser (C) sont parmi les leurres préférés de l’auteur en début de saison.

Truite grise à la jig

Malgré un début de juillet dans la continuité d’un mois de juin plus froid que la normale, cela ne nous a pas empêchés de vivre un mois de pêche exceptionnel. Et par exceptionnel, je parle de la qualité des captures. Presque à chaque sortie, nous avons pris au moins une truite grise de 9 lb et plus. Bien souvent, c’était même des poissons de plus de 10 lb. Nous avons aussi capturé plusieurs truites de 28 à 29 pouces qui n’atteignaient pas nécessairement les 10 lb, mais qui étaient très massives pour leur longueur.

Nous avons même mis la main sur un trophée de 36 pouces de longueur pour 20,5 pouces de circonférence, avec un poids avoisinant les 17,5 lb (voir photo en ouverture d’article). Ce qui rend cette capture encore plus spéciale, c’est qu’elle est survenue lors d’un des fronts froids les plus intenses de l’été. Un nombre impressionnant de grosses truites grises a été capturé cette année au Memphrémagog, démontrant un net regain de la population, autant en quantité qu’en qualité. Encore une fois pour la jig mon leurre préféré fut le Fin-S 4 po de Lunker City. Toutefois plusieurs compagnies fabriquent de bons leurres pour «jiger» la grise, comme, Jerk ShadZ de Z-Man, Powerbait Minnow de Berkley, Swimmy Fish de Target Bait, Crush City The Jerk de Rapala, etc. L’important est de respecter le profil. La couleur peut aussi jouer un rôle important surtout si les poissons sont très sélectifs…comme quand ils sont gavés d’éperlans!

Magnifique touladi leurré par une pêcheuse qui s’est découvert une nouvelle passion en accompagnant l’auteur.

La pêche à la ouananiche en juillet représente parfois un défi, mais lorsque les conditions le permettaient, nous avons ajouté quelques poissons au tableau, au grand plaisir de mes clients.

Quelques ouananiches du mois de juillet…

Musky all the way

Oui, le début de saison a été plus froid que la normale, mais lorsque les canicules se sont succédées en août, la chaleur est devenue extrême. Avec une température d’eau anormalement élevée, j’ai choisi de prolonger quelque peu ma saison au lac Memphrémagog plutôt que de multiplier les sorties de musky en août.

Malgré tout, lorsque la température de l’eau le permettait, les quelques journées passées à pêcher le maskinongé ont été très productives, avec plusieurs poissons magnifiques frôlant ou dépassant la mythique barre des 50 pouces.

Superbe maskinongé du mois d’août leurré par une belle journée ensoleillée

Septembre et octobre ont longtemps été des mois très occupés pour mes guidages à l’esturgeon. Toutefois, après quatre années de réflexion, plusieurs facteurs m’ont amené à prendre la décision d’annuler ce service. J’ai choisi de concentrer mes efforts sur la pêche au maskinongé pour les années à venir. La pression de pêche excessive, le braconnage et la baisse graduelle de la qualité de la pêche ont pesé lourd dans la balance. Quand ton objectif est de faire prendre les plus gros esturgeons du fleuve et qu’ils se font de plus en plus rares, le calcul est assez simple.

Belle prise réalisée par l’auteur lors d’une de ses rares journées de congé où il n’avait pas de clients… Une prise mémorable qui dépasse la barrière mythique des 50 po.

Le Cisco de Blue Water Bait d’une longueur de 9 po en couleur Imposter Perch-Pearl Belly, a été encore un très bon leurre cette année, surtout en faible luminosité et de nuit. Je m’en serts pour la traîne exclusivement. Les gros Spinnerbaits Gong Show 10 Mag de Blue Water Baits ont été de loin mes leurres les plus productifs d’août à jusque mi-octobre. Même au lancer, ces leurres ont été productifs. Est-ce que c’est parce qu’ils sont différents des fameux Double Ten qu’ils voient passer pendant toute la saison estivale? Il y a de bonne chance. Et de plus, ce qui est plaisant, c’est qu’en plus d’offrir un gros profil pour les poissons trophées, ces gros spinnerbaits sont beaucoup plus faciles à récupérer que les Double-Ten.

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Deux leurres ayant rapporté de bons résultats à l’auteur lors de ses nombreuses sorties au maski. Le Cisco de Blue Water Bait de couleur Imposter Perch-Pearl Belly (A) et les gros Spinnerbaits Gong Show 10 Mag de Blue Water Baits (B).

Pêche d’automne

Avec des canicules persistantes, un manque de pluie et des niveaux d’eau en baisse constante, il fallait s’attendre à un automne particulier, très différent de ce à quoi nous sommes habitués. Ce n’est pas la première année que l’été empiète sur l’automne, mais en 2025, le phénomène a été beaucoup plus marqué.

Pour le pêcheur occasionnel, de belles journées chaudes à l’automne sont agréables. Pour le pêcheur aguerri, c’est une tout autre réalité. Ces conditions vont à l’encontre de la progression naturelle de la saison. Comme l’eau ne refroidit pas, rien n’incite les poissons à se nourrir abondamment. Et lorsqu’ils s’activent, c’est sur de très courtes périodes, ce qui laisse peu de marge de manœuvre au guide.

Le maskinongé n’y faisant pas exception, j’ai dû m’adapter. Lorsque possible, j’ai ajusté mon horaire avec mes clients pour cibler les meilleures fenêtres d’activité, souvent tôt le matin, en soirée ou même en pleine nuit. Ce n’était pas idéal, mais on fait avec la réalité du moment. Les gros spinnerbait Blue Water Baits ont été pour moi les leurres les plus productifs pendant cette période.

Pour s’adapter aux conditions changeantes et aux périodes d’activité pointues du maski, l’auteur a même offert à sa clientèle des sorties de pêche nocturnes au maskinongé; qui se sont d’ailleurs avérées payantes…

Pêche tardive et réalité saisonnière

Pour les passionnés de pêche de fin de saison à la recherche de trophées, on ne peut pas dire que nous avons été gâtés cette année. On est passé presque du jour au lendemain de l’été à l’hiver. Octobre a été anormalement chaud, et à la mi-novembre, l’hiver s’est installé brutalement.

Comme plusieurs, je suis resté sur ma faim, avec une véritable pêche d’automne beaucoup trop courte. Cela semble devenir une tendance : les périodes de transition entre les saisons sont de plus en plus brèves. J’observe ce phénomène depuis quelques années. L’hiver empiète sur le printemps, puis sans transition, on se retrouve déjà en pleine canicule estivale. Même chose pour l’automne, avec des températures estivales jusqu’en septembre et parfois en octobre, suivies d’un hiver qui arrive d’un seul coup.

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Deux énormes maskinongés capturés par les clients de l’auteur. Le premier en (A) est le plus gros capturé au lancer en 2025 et le deuxième (B) a été leurré à la traîne près d’une belle structure sous-marine.

Est-ce le réchauffement climatique ou un cycle naturel à long terme? Difficile à dire. Ce qui est certain, c’est que pour le pêcheur, l’adaptation devient plus importante que jamais. Cela implique parfois de revoir complètement ses approches, plutôt que de s’accrocher à ce qui fonctionnait il y a quelques années.

Les migrations sont plus tardives, les périodes de stabilité plus rares et les transitions plus abruptes. Plus que jamais, le pêcheur doit maîtriser plusieurs techniques pour maximiser son temps sur l’eau. Si 2025 a été une année difficile pour vous, peut-être est-il temps de revoir vos stratégies. Je vous souhaite que 2026 soit une année d’expérimentation. Restez ouverts d’esprit, essayez de nouvelles choses, sortez de votre zone de confort. Il y a un réel plaisir à expérimenter, et c’est extrêmement valorisant de faire des découvertes. Qui sait, c’est peut-être ainsi que vous attraperez votre prochain trophée.

Pas toujours facile la vie de guide de pêche lorsque la température est mauvaise en fin de saison…

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